La Ligue des Droits de l'Homme

logo Ligue de Droits de l'HommeDepuis plus de cent ans, La Ligue des Droits de l'Homme combat, en toute indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, les injustices et les atteintes portées aux droits fondamentaux en communauté française de Belgique.
La LDH sensibilise le public au respect de ces droits (violences institutionnelles, accès à la justice, respect des minorités, droit des femmes...), interpelle le pouvoir politique et s'investit dans la formation des adultes (dans le cadre de ses activités d'éducation permanente) et dans la mise sur pied d'outils pédagogiques et de formations à l'attention des acteurs de l'éducation.

Née en 1901, la Ligue des droits de l’Homme asbl est une association reconnue d'éducation permanente, indépendante, pluraliste et interdisciplinaire. C’est un mouvement au sein duquel chacun se sent concerné et agit pour le respect de la dignité de tous.
Véritables lieux d’expertises, les commissions thématiques de la Ligue travaillent sur des matières telles que : Jeunesse, Prison, Justice, Droits économiques et sociaux, Étrangers, Psychiatrie, Égalité des chances et diversité… A Bruxelles, Charleroi, Huy, La Louvière, Liège, Mons, Namur, Tournai et Verviers, les sections locales assurent la visibilité, la proximité et le dynamisme de la Ligue auprès de la population.

La Ligue est membre de la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), organisation non gouvernementale regroupant 164 Ligues à travers le monde.

Pourquoi ObsPol ?

Intervention de policiers sur un homme à terre - by :::mediActivista:::, on Flickr La Ligue des Droits de l'Homme reçoit depuis sa création de très nombreux témoignages et demandes d'assistance suite à des violences policières subies par des citoyens de tous horizons, opinions, couleurs de peau ou religions. Cependant, ces derniers mois la LDH a constaté une recrudescence des plaintes et des témoignages mais aussi une aggravation des faits rapportés.
Certaines violences ont été largement médiatisées et ont fait l'objet de prises de positions de la part de la Ligue notamment par le biais de communiqués ou de conférences de presse pour les dénoncer :

  1. L'agression de Turan CAKIR en 1996 (lire le communiqué) ;
  2. les émeutes à la Prison de Saint-Gilles en 2005 (lire le communiqué) ;
  3. Les violences récurrentes lors d'expulsion d'étrangers (lire le communiqué) ;
  4. La brutalité des policiers lors de l'Euromanifestation en septembre 2010 à Bruxelles et la parodie de justice du procès des militants No Border qui s'ensuivit ;
  5. Plus près de nous, les violences qui se sont abattues le dimanche 17 juin 2012 sur un groupe de contre-manifestants à la manifestation du Parti Populaire à laquelle s'étaient joints des adhérents du groupe d'extrême droite Nation (lire le communiqué);
  6. L'actuel Président de la Ligue lui-même, Alexis Deswaef, ne fut pas épargné par la Police : lisez son interview sur la recrudescence des témoignages de violences policières commises à Bruxelles, par le journaliste Michel Collon, lui-même victime de graves violences commises sans raison par des policiers à Bruxelles.

Cette énumération est malheureusement bien loin d'être exhaustive, et l'on gardera à l'esprit que seule une infime minorité des agressions commises par l'autorité légitime est connue : il est plus que probable que la plupart des victimes, traumatisées par cette expérience extraordinaire que constitue l'injuste et impensable passage à tabac par ceux-là même que l'on a sélectionnés, formés, à qui l'on a remis des armes et confié le pouvoir de nous protéger, ne décide de garder pour elles cet événement pour lequel elles se sentent responsables; plus que probable que le plus grand nombre d'entre elles, intimidées par le front commun des collègues de l'agresseur, par le pouvoir de l'Institution, par la précarité de leur situation personnelle (pauvreté, irrégularité du séjour, insuffisance de revenus, problèmes personnels etc.), n'ait renoncé à agir et à se manifester au grand jour.

La Ligue a donc décidé de créer un site d'observation qui permettrait de récolter des informations sur les agissements et attitudes de la Police. Les données recueillies permettront d'établir une typologie et une cartographie indiscutables des actes d'agression.

La Ligue souhaite pouvoir dresser un rapport sur l'état des choses, les cas les plus fréquents, les régions concernées et plus largement la perception de la police par les habitants de nos régions. De plus, le site permet aux victimes de violences d'exprimer leurs vécus et souffrances tout en trouvant une information la plus complète possible sur les règlements, la loi ou encore la manière d'introduire une plainte si tel est leur souhait.

Action pour la Paix 18Nous sommes bien conscients que les preuves sont très difficiles à obtenir. Nous prendrons connaissance de toutes les plaintes même si la victime ne peut se fonder que sur son propre témoignage. Toute plainte est un maillon fondamental pour la bonne lecture et la compréhension de la réalité de ce problème. Nous nous voyons obligés cependant d'indiquer explicitement que la Ligue n'offrira pas, de suivi personnel aux témoins et qu'ils n'obtiendront aucun avantage personnel en contrepartie de leur témoignage.

Nous insistons également sur la stricte confidentialité qui sera la règle absolue : à aucun moment les noms des victimes qui nous auront confié leur témoignage ne seront utilisés ou communiqués.

Les résultats et les données récoltées grâce à vos témoignages serviront à établir un rapport afin de fournir une information documentée sur l'évolution vécue sur le terrain dans certaines régions et à interpeller les autorités compétentes sur base de faits.

Nous tenons à vous exprimer nos sincères remerciements pour votre précieuse collaboration sans laquelle notre démarche ne pourrait être poursuivie.

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Qu'en disent- ils ?
"Ces violences policières ne concernent pas seulement des manifestants, des indignés, des altermondialistes mais ça peut être vous, ça peut être moi. Pour une raison futile, ça dérape et il y a des violences policières terribles avec des arrestations illégales"

Alexis Deswaef,
LDH

"Je vais m’en occuper"

Joëlle Milquet (CDH),
conseillère à Bruxelles-Ville,
ministre de l’Intérieur