Rappelons d’emblée que les policières et les policiers qui constituent une « excorte » sont membres de la Police fédérale belge (détachement de sécurité à l’aéroport de Bruxelles) et sont des volontaires affecté.e.s à ces missions. Iels ont également suivi une formation bien spécifique notamment sur l’usage de la contrainte !
Cela se vérifie hélas : iels ne semblent pas perturbé.e.s par les appels au secours des personnes ainsi torturées.
Nous sommes en mars 2026 et la majorité des personnes qui se préoccupent du sort inhumain réservé par les autorités- bourreaux aux personnes que notre système se donne la permission et les moyens d’expulser de Belgique, pensent que depuis l’assassinat de Semira Adamu, le 22 septembre 1998 et suite à la démission de Louis Tobback, ministre de l’Intérieur, de l’époque, la technique « du coussin », souvent décrite comme « dite » du coussin alors que le coussin était l’objet ayant facilité l’assassinat, que cette technique donc était prescrite. En d’autres termes interdite.
En effet, suite à une enquête judiciaire de l’époque, une Commission dite Vermeersch I en 1998 avait pour objectif de reformuler les recommandation afin que les expulsions s’effectuent « de manière plus humaine ». Ceci ne plut pas aux syndicats de la police, pensez-donc ! Ils déclarèrent que dans de telles conditions ils n’allaient plus vouloir réaliser d’éloignements forcés ! Que diable n’ont-iels pas tenu parole ! C’est donc la raison qui a poussé à une nouvelle commision Vermeersch II en 2004 qui débouchait sur 34 recommandations pour une politique d’éloignement « humaine et efficace ». Faut pas demander quelles étaient les pratiques autorisées s’il faut 34 recommandations pour préciser. À noter la couardise de se retrancher derrière le terme de « recommandations »…
Mais revenons-en à la technique du coussin que d’aucun.e.s se plaisaient à penser interdite, donc plus utilisée… : en 1996 le ministre Johan Vande Lanotte en a réautorisé l’usage.
Et que se passe-t-il de nos jours dans les avions ? Des personnes que les autorités racistes s’autorisent à expulser de notre pays contre leur gré, pour des raisons multiples et variées qui défient l’entendement, ces personnes se voient maîtrisées de force, emportés casquées parfois, entravées toujours dans l’espace confiné qu’est l’arrière d’un avion afin de la contraindre à se rendre vers une destination qu’elle avait fui. De plus, au delà de l’humiliation et l‘horreur d’une telle démarche sur un plan simplement humain, il existe aussi un risque mortel intrinsèque, indépendamment de l’outil utilisé.
Il y a quelque jours, une scène qui se produit vraisemblablement « couramment » vu la dextérité et la routine affichée par les bourreaux, a été filmée par un.e être assurément humain.e pour nous mettre face à l’atrocité permise sous couverts de « lois » ou de « réglementations européennes » ou encore de tolérances ordinaires.
À quand un réaction ferme définitive humaine pour mettre fin à ces atrocités ?
- ObsPol

